Fin octobre 1997, Anton LaVey s’effondre chez lui, au 6114 California Street à San Francisco.
Il ne reprendra jamais connaissance.
Cette version des faits est confirmée par Snopes, sur la base d’un échange avec la compagne d'Anton LaVey, Blanche Barton.
Les faits sont simples.
Ce qui a évolué depuis, ce ne sont pas les faits mais les récits qui les entourent.
Au fil des années, diverses versions ont circulé, notamment dans certains milieux religieux, évoquant une forme de repentir de dernière minute, parfois présenté comme verbal, conscient, voire structuré.
Ces récits posent une difficulté simple :
- Dans un contexte de perte de conscience associée à un œdème pulmonaire aigu, la détresse respiratoire est majeure.
La parole devient extrêmement difficile, souvent fragmentaire, voire impossible.
- Ce type de situation implique généralement la mise en place d'une assistance respiratoire.
Celle-ci limite encore davantage la capacité à parler, voire la rend impossible selon les modalités employées.
Dans ces conditions, la production d’un discours clair, articulé et conscient est hautement improbable.
À partir de là, deux registres doivent être distingués.
D’un côté, les faits :
- un effondrement, une perte de conscience, une hospitalisation, une évolution fatale documentée.
De l’autre, les récits qui viennent s’y superposer, avec leurs propres logiques, leurs propres finalités.
Si l’on choisit d’y voir un miracle in extremis, on quitte le domaine des faits vérifiables pour entrer dans celui de la croyance.
Ce n’est pas une réfutation.
C’est un changement de cadre.
Les faits, eux, n’ont pas changé depuis 1997.
Le reste dépend du cadre que l’on choisit d’adopter.
Horo-shā
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Je suis membre actif de la Church of Satan. Mes propos n'engagent que moi : je ne parle pas au nom de l'organisation.
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